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الامتحان الوطني الموحد للبكالوريا 2023 - الدورة العادية - الاقتصاد العام والإحصاء - مسلك العلوم الاقتصادية

الباكالوريا مسلك العلوم الاقتصادية دورة 2023
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نص الموضوع

### Examen national du baccalauréat — Session normale 2023 — Sujet **Matière :** Économie Générale et Statistiques — **Filière :** Sciences Économiques et Gestion, option Sciences Économiques — **Code :** NS 52 **Durée :** 3 h — **Coefficient :** 6 - Les pages 5 à 13 (annexes) sont à compléter et à rendre avec la copie. - L'utilisation de la machine à calculer non programmable est autorisée. - Pour les calculs, retenez uniquement les deux premiers chiffres après la virgule. - Pour la synthèse argumentée, évitez l'utilisation des tirets et rédigez votre réponse sous forme de paragraphes structurés (utilisez les connecteurs logiques) avec des transitions. - 0,5 point de la note sur 20 est réservé à la présentation soignée de la copie. --- ## DOSSIER 1 : MARCHÉS, POLITIQUES CONJONCTURELLES ET ÉQUILIBRES MACRO-ÉCONOMIQUES ### DOCUMENT 1 : Marché mondial du pétrole Les prix du pétrole sur le marché mondial ont enregistré une hausse historique en 2022 par rapport à 2021. Cette hausse a été exacerbée par le conflit entre la Russie et l'Ukraine. Cette flambée des prix est due aux inquiétudes sur l'approvisionnement en pétrole, notamment en raison des sanctions occidentales contre la Russie et la faiblesse de l'offre. De son côté, la demande mondiale de pétrole a continué de se redresser à la hausse en 2022, en ligne avec l'amélioration de la situation sanitaire et la réouverture des économies. À noter que pour soutenir les prix à des niveaux élevés, les 13 pays membres de l'organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), qui dominent le marché de près de 40 %, ont décidé de réduire leurs quotas de production de pétrole de 2 millions de barils par jour, à compter de novembre 2022 jusqu'à fin 2023. *Source : www.finances.gov.ma « Note de conjoncture - Novembre 2022 » (texte adapté)* ### DOCUMENT 2 : Maroc, équilibres macro-économiques en 2022 Dans un contexte économique national et international très difficile, marqué par le renchérissement des produits alimentaires, des matières premières et des carburants sur le marché mondial, la guerre en Ukraine et la forte sécheresse qui a frappé le pays, le Maroc connaît une détérioration de sa situation conjoncturelle en 2022. Ainsi, le taux d'inflation a atteint 6,6 % en 2022, contre 1,4 % en 2021. Par ailleurs, le déficit de liquidité bancaire s'est établi à 89,1 milliards de dirhams (MMDH) à fin 2022 selon Bank Al-Maghrib (BAM). Ainsi, l'évolution des crédits est restée modérée et insuffisante pour soutenir une économie toujours en sortie de crise. La croissance économique a accusé un net ralentissement à 1,5 % en 2022 contre 7,9 % en 2021. En outre, le déficit du compte des transactions courantes a atteint 3,4 % du PIB en 2022 contre 2,5 % une année auparavant. À son tour, le taux de chômage national est passé de 12,3 % en 2021 à 11,8 % en 2022. *Source : Budget économique exploratoire 2022 (texte adapté)* ### DOCUMENT 3 : Maroc, défis de l'emploi Au Maroc, la mise en place d'un marché du travail dynamique demeure un défi persistant. En outre, le taux de chômage reste élevé et subit actuellement le choc de la pandémie de COVID-19. Il est pénalisé par des freins importants : la faiblesse des créations d'emplois en regard de l'essor démographique rapide, la pénurie d'emplois de qualité et les nombreuses personnes exclues du marché de travail, notamment les femmes et les jeunes. Alors que les préoccupations relatives au marché du travail mettent souvent l'accent sur la persistance d'un chômage élevé, un autre problème majeur le caractérise : seulement **<u>44,3 %</u>** de la population en âge d'activité sont actifs en 2022. Le nombre de chômeurs a atteint 1 442 000 personnes en 2022, soit une baisse de 4 % par rapport à 2021. Par conséquent, le taux de chômage national a baissé passant de 12,3 % à 11,8 %. Cependant, le taux de chômage chez les jeunes âgés de 15-24 ans a augmenté passant de 31,8 % à 32,7 % pendant la même période. Ces jeunes, frappés par un chômage élevé, finissent par se démotiver et se voient condamnés à l'inactivité, ce qui nuit à leur sentiment d'accomplissement personnel et à leur contribution à l'économie. Il est à souligner que **<u>la relance de la croissance de l'économie devrait aider à réduire le taux de chômage</u>**. *Sources : www.banquemondiale.org au 30/03/2021 et www.hcp.ma (texte adapté)* ### DOCUMENT 4 : Maroc, Bank Al-Maghrib (BAM) augmente son taux directeur Au niveau mondial, l'inflation prend de l'ampleur. Dans ce contexte, l'organisation mondiale du commerce (OMC) estime que les banques centrales n'ont pas vraiment d'autres choix que d'augmenter le taux directeur. Dans ce sens, en 2022, BAM a relevé son taux directeur à 2 % en septembre puis à 2,5 % en décembre. Cette décision survient dans un contexte de poussées inflationnistes alimentées par la flambée des prix des matières premières, des produits alimentaires et des carburants au niveau mondial. Ainsi, l'indice des prix à la consommation (IPC) au Maroc a progressé de **<u>6,6 %</u>** en 2022 par rapport à 2021. Pour de nombreux experts, la hausse du taux directeur décidée par BAM pourrait freiner l'inflation, mais ils craignent qu'elle ait pour conséquence le ralentissement de la croissance économique. En effet, **<u>par l'adoption d'un resserrement de la politique monétaire, l'impact à court terme devrait être restrictif sur la demande intérieure à travers les créances sur l'économie</u>**. L'OMC a insisté, toutefois, sur l'importance de bien déterminer si l'inflation est provoquée par la forte demande ou si elle est liée à des raisons structurelles du côté de l'offre. « S'il s'agit de facteurs liés à l'offre sur lesquels vous n'avez pas de contrôle, continuer à augmenter les taux directeurs est contre-productif », a-t-elle averti. **Maroc, taux d'inflation et taux de croissance économique en %** | Années | 2018 | 2019 | 2020 | 2021 | 2022 | |---|---|---|---|---|---| | Taux d'inflation (x) | 1,6 | 0,2 | 0,7 | 1,4 | 6,6 | | Taux de croissance économique (y) | 3,1 | 2,9 | −7,2 | 7,9 | 1,5 | *Sources : www.lepoint.fr au 28/09/2022 et www.fnh.ma au 07/10/2022 (texte adapté)* ### DOCUMENT 5 : Maroc, la loi de finances (LF) 2023 entre deux objectifs contradictoires La LF 2023 marque l'engagement du gouvernement à consolider les fondements de l'État social et à relancer l'économie nationale via le soutien de l'investissement. Dans ce sens, l'investissement public au Maroc devrait s'intensifier en 2023. Il se consolidera de 55 milliards de dirhams (MMDH) pour atteindre les 300 MMDH et serait financé en grande partie par le recours à l'endettement intérieur. Cet effort important intervient non seulement pour répondre aux impératifs de développement économique et social du pays, mais aussi pour soutenir la croissance économique et atténuer les tensions inflationnistes survenues en 2022. Pour favoriser l'emploi, la LF prévoit la prorogation de l'exonération de l'impôt sur le revenu (IR) pour les employés nouvellement recrutés. Il est à noter que dans un contexte de crise économique, l'économie nationale a besoin des actions budgétaires pour la faire sortir de la récession et atteindre la relance économique. Toutefois, les dispositions de la LF 2023 semblent insuffisantes pour orienter l'activité économique vers la relance. En effet, la LF s'inscrit dans le tracé traditionnel des règles de prudence budgétaire et se fixe comme objectif la réduction du déficit qui ne dépasserait pas les 4,5 % du PIB. Or, **<u>laisser augmenter le déficit budgétaire serait bénéfique à la reprise économique</u>** après les sérieux dégâts causés par la crise sanitaire au tissu économique national. **Données budgétaires de la LF 2023 au Maroc (en MMDH)** | Éléments | Montants | |---|---| | Solde du budget général hors produits des emprunts et hors amortissement de la DPMLT* ($SBG_{HEA}$) | −113,4 | | Solde du budget de l'État hors produits des emprunts et hors amortissement de la DPMLT ($SBE_{HEA}$) | −114,8 | | Solde ordinaire (SO) | −7,4 | | Amortissement de la DPMLT (A) | 78,3 | | Recettes d'emprunt à moyen et long termes (RE) | 129,0 | (*) Dette publique à moyen et long termes. *Sources : www.lematin.ma au 02/11/2022 et bulletin officiel n° 7154 bis du 23/12/2022 (texte adapté)* ### TRAVAIL À FAIRE — Dossier 1 (10,75 points) **ANNEXE N°1 (1 pt) :** Mettez une croix dans la case appropriée (Vrai ou Faux), justifiez : 1. Sur le marché de concurrence pure et parfaite (CPP), l'équilibre du producteur est atteint quand le coût moyen et le coût marginal sont égaux. 2. La stagflation est une situation économique qui se caractérise par un taux d'inflation faible et un taux de chômage très élevé. 3. La désinflation désigne une hausse du taux d'inflation entre deux périodes. 4. Selon Keynes, le chômage s'explique par le coût élevé du travail. 5. La baisse du taux directeur est une action monétaire de lutte contre l'inflation. 6. Dans le cadre d'une politique budgétaire de relance, l'effet d'éviction désigne une aggravation du déficit commercial du pays. **ANNEXE N°2 (Document 1, 1,25 pt) :** - a. Caractérisez le marché mondial du pétrole selon ses composantes (une caractéristique par composante : offre, demande, prix). (0,5 pt) - b. Vérifiez, en justifiant, la condition de l'atomicité sur le marché mondial du pétrole. (0,25 pt) - c. Montrez si la loi de l'offre et de la demande est respectée sur le marché mondial du pétrole en 2022. (0,5 pt) **ANNEXE N°3 (Document 2, 1,5 pt) :** - a. Complétez le tableau (0,5 pt) : | Indicateur macro-économique | Quantification en 2022 | |---|---| | ………… | 11,8 % | | Taux de croissance économique | ………… | | ………… | 6,6 % | | Solde du compte des transactions courantes en % du PIB | ………… | - b. Relevez deux facteurs de la détérioration des équilibres macro-économiques au Maroc en 2022. (0,25 pt) - c. Représentez, sur le graphique (carré magique de Kaldor où figure déjà la situation de la Malaisie en 2022 en pointillés), la situation économique conjoncturelle du Maroc en 2022. (0,25 pt) - d. Appréciez la situation économique conjoncturelle du Maroc en 2022 par rapport à celle de la Malaisie. (0,5 pt) **ANNEXE N°4 (Document 3, 2 pts) :** - a. Nommez la donnée en gras soulignée (44,3 %). (0,25 pt) - b. Calculez et lisez : le nombre de chômeurs en 2021 ; la population active en 2022. (0,75 pt) - c. Relevez : une caractéristique du chômage au Maroc ; deux causes du chômage au Maroc ; une conséquence du chômage sur le plan individuel chez les jeunes. (0,5 pt) - d. Expliquez le passage en gras souligné. (0,5 pt) **ANNEXE N°5 (Document 4, 3 pts) :** - a. Nommez la donnée en gras soulignée (6,6 %). (0,25 pt) - b. Relevez : un facteur explicatif de l'inflation au Maroc en 2022 ; une contrepartie de la masse monétaire. (0,25 pt) - c. Caractérisez la politique monétaire au Maroc en 2022 : une action de politique monétaire, un objectif intermédiaire, un objectif final, une limite. (0,75 pt) - d. Expliquez le passage en gras souligné. (0,5 pt) - e. Déterminez l'équation de la droite d'ajustement linéaire selon la méthode des moindres carrés (méthode développée) sachant que : x : taux d'inflation ; y : taux de croissance économique ; $\bar{x} = 2{,}10$ ; $\bar{y} = 1{,}64$ ; $\sum x_iy_i = 21{,}46$ ; $\sum x_i^2 = 48{,}61$. (1 pt) - f. Interprétez, sur la base de l'équation de la droite d'ajustement linéaire, la relation entre le taux d'inflation et le taux de croissance économique. (0,25 pt) **ANNEXE N°6 (Document 5, 2 pts) :** - a. Calculez pour 2023 et lisez : les dépenses d'investissement du budget général (DI) ; les besoins résiduels de financement du budget de l'État (BRF). (1 pt) - b. Relevez deux actions budgétaires de relance : une action par les recettes ; une action par les dépenses. (0,5 pt) - c. Dégagez : la conception du budget à laquelle le passage en gras souligné fait allusion ; une limite éventuelle de la politique budgétaire de la LF 2023. (0,5 pt) --- ## DOSSIER 2 : ÉCHANGES EXTÉRIEURS, CROISSANCE ET DÉVELOPPEMENT ### DOCUMENT 6 : Maroc, ralentissement de la croissance économique en 2022 La Banque Mondiale prévoit, pour le Maroc, une croissance économique de 1,5 % en 2022, contre **<u>7,9 %</u>** en 2021. Ce repli serait dû principalement à une forte contraction de la production agricole, alors que le PIB non agricole devrait être plus résilient et soutenu principalement par la bonne performance des services tirés par le secteur du tourisme. Le secteur industriel afficherait, au contraire, une décélération due entre autres au ralentissement économique en Europe et à la hausse des prix des intrants. Aussi, les pressions inflationnistes et l'incertitude accrue sur l'environnement continueraient d'alimenter un ralentissement de la demande intérieure, ce qui ne favorise pas la croissance économique au Maroc. **Maroc, agrégats de la comptabilité nationale aux prix courants (en MMDH et variation en %)** | Élément | Montant 2021 | Variation en % (2022/2021) | |---|---|---| | Dépenses de consommation finale (DCF) | 1 002,1 | 3,0 | | Formation brute du capital (FBC) | ..?.. | 0,6 | | Demande intérieure (DI) | 1 400,9 | 2,3 | | Produit intérieur brut (PIB) | 1 284,2 | | | Revenu national brut disponible (RNBD) | 1 371,7 | | | Épargne nationale brute (ENB) | 369,6 | | *Source : www.hcp.ma (texte adapté)* ### DOCUMENT 7 : Maroc, commerce extérieur en 2022 Le déficit commercial au Maroc continue de s'aggraver. En 2022, les exportations se sont accrues de 29,4 % pour se situer à 426,101 milliards de dirhams (MMDH) alors que les importations ont atteint 737,728 MMDH, soit une hausse de 39,6 % par rapport à une année auparavant, générant un déficit commercial estimé à 311,627 MMDH, soit une aggravation de 56,5 %. Ce déséquilibre a été amplifié par le renchérissement des importations, imputable à la flambée des prix des carburants, des céréales et des matières premières sur le marché mondial. Parallèlement, **<u>l'État vise à remplacer les importations par une production nationale</u>**, via les plans d'accélération industrielle. Par ailleurs, à fin 2022, la balance voyage a enregistré un excédent de 75,16 MMDH. En outre, les transferts des marocains résidant à l'étranger ont atteint 109,55 MMDH. Aussi, on note la bonne performance des recettes des investissements directs étrangers (IDE) au Maroc qui se sont situées à 38,44 MMDH. *Sources : www.menara.ma au 22/12/2022 et www.aujourd'hui.ma au 03/01/2023 (texte adapté)* ### DOCUMENT 8 : Afrique, perspectives de développement en 2022 La pandémie de COVID-19 freine la convergence économique de l'Afrique avec l'économie mondiale. En effet, en 2022, la croissance économique du continent atteindra en moyenne 3,9 %. Ainsi, la part du PIB de l'Afrique dans le PIB mondial devrait tomber à 4,7 %, son niveau le plus faible depuis 20 ans. La pandémie a par ailleurs détruit les progrès réalisés sur le plan de la réduction de la pauvreté en Afrique, faisant basculer au moins 29 millions de personnes supplémentaires dans l'extrême pauvreté. Au total, à fin 2022, environ 860 millions de personnes ont un emploi mais n'arrivent ni à sortir, ni à faire sortir leurs familles de la pauvreté. En 2022, près des deux tiers des pays africains sont importateurs de produits alimentaires de base, alors que le nombre de personnes souffrant de la faim a atteint 250,3 millions environ, soit près d'un cinquième de la population du continent. Aussi, la faible marge de manœuvre budgétaire des gouvernements africains nuit à leur capacité de débloquer des plans de relance, ce qui amplifie l'endettement extérieur des États africains. Il s'avère que l'accélération de la transformation productive sera déterminante afin de créer des emplois de qualité qui peuvent aider à faire reculer la pauvreté et renforcer la résilience économique de l'Afrique. *Source : www.oecd-ilibrary.org (texte adapté)* ### TRAVAIL À FAIRE — Dossier 2 (5,75 points) **ANNEXE N°7 (0,75 pt) :** Cochez la bonne réponse : 1. Le taux d'ouverture d'un pays mesure : la couverture des importations des biens par les exportations / le poids des exportations et des importations des biens dans le PIB / la moyenne des échanges commerciaux en biens et services par rapport au PIB / la moyenne des exportations des biens et des services par rapport au PIB. 2. La variation du PIB en % est un indicateur de mesure : du développement humain / de la croissance économique / du développement durable / de la richesse écologique d'un pays. 3. L'OMC défend : la hausse des droits de douane / la pratique du dumping / l'application obligatoire des quotas sur les importations / la libre circulation des biens et des services entre les pays membres. 4. La théorie de l'échange inégal explique le sous-développement par : le retard historique du développement / l'amélioration des termes de l'échange pour les pays sous-développés / la détérioration des termes de l'échange pour les pays sous-développés / l'adoption des stratégies de développement autocentré. 5. Le dualisme, en matière de développement, désigne : la coexistence de deux secteurs juxtaposés dans une même société, l'un moderne et l'autre traditionnel / l'ouverture accrue d'une économie sur l'extérieur / le repli d'une économie sur elle-même / la dominance du secteur agricole dans une économie. 6. La réforme agraire désigne : l'introduction des technologies modernes pour développer l'agriculture / la redistribution des terres agricoles pour créer des exploitations de taille moyenne / la concentration des efforts du pays sur l'industrie / la diversification du tissu économique. **ANNEXE N°8 (Document 6, 2,5 pts) :** - a. Lisez la donnée en gras soulignée (7,9 %). (0,25 pt) - b. Relevez deux facteurs explicatifs du ralentissement de la demande intérieure au Maroc en 2022. (0,25 pt) - c. Calculez et lisez pour 2021 : la formation brute du capital (FBC) ; les revenus et transferts nets en provenance de l'extérieur (RTNE) ; le taux d'épargne (TE). (1,5 pt) - d. Expliquez l'évolution de la demande intérieure au Maroc en 2022 par rapport à 2021. (0,5 pt) **ANNEXE N°9 (Document 7, 1,25 pt) :** - a. Calculez et lisez le taux de couverture pour 2022. (0,5 pt) - b. Relevez un facteur de l'aggravation du déficit commercial. (0,25 pt) - c. Relevez une composante pour chaque rubrique de la balance des paiements : balance commerciale ; revenu secondaire ; compte financier. (0,25 pt) - d. Dégagez la stratégie d'industrialisation à laquelle le passage en gras souligné fait allusion. (0,25 pt) **ANNEXE N°10 (Document 8, 1,25 pt) :** - a. Relevez deux indicateurs du sous-développement en Afrique : un indicateur économique ; un indicateur non économique. (0,25 pt) - b. Dégagez une théorie du sous-développement, sa justification et l'auteur de la théorie. (0,5 pt) - c. Montrez que l'amélioration de la croissance économique en Afrique pourrait contribuer à son développement humain. (0,5 pt) --- ## DOSSIER 3 : VERS UN RALENTISSEMENT DE LA MONDIALISATION ET UN RETOUR AU PROTECTIONNISME ### DOCUMENT 9 : D'une hyper mondialisation vers un ralentissement de la mondialisation Dans le processus de mondialisation, les firmes multinationales ont joué un rôle essentiel dans le développement du commerce mondial et des investissements directs étrangers. La révolution des technologies de l'information et de la communication, les progrès dans le secteur des transports ainsi que le processus de libéralisation économique, ont ouvert la voie à de grandes réserves de main d'œuvre pour être intégrées à bas salaire à la production internationale. Aussi, les progrès constants dans la libéralisation du commerce multilatéral qui ont abouti à la création de l'organisation mondiale du commerce en 1995, ainsi qu'une nouvelle vague d'accords commerciaux régionaux ont significativement réduit les coûts des échanges à la faveur de la mondialisation. À partir de 2008, plusieurs facteurs se sont essoufflés, ou ont même reculé, contribuant à la perte de vitesse de la mondialisation. Les coûts de transport sont devenus plus volatils et l'écart salarial entre les économies avancées et les économies de marché émergentes s'est resserré. En outre, le mécontentement populaire envers le commerce et les ambitions d'une plus grande indépendance économique, en particulier dans les secteurs high-tech, a érodé l'envie d'accroître la libéralisation du commerce, incitant certains grands pays comme la Chine et les États-Unis par exemple à se replier sur eux-mêmes en adoptant du protectionnisme. *Source : www.nbb.be au 12/11/2022 (texte adapté)* ### DOCUMENT 10 : Protectionnisme, une réponse aux limites de la mondialisation Les théories classiques du commerce international montrent que chaque pays a intérêt à se spécialiser dans les productions pour lesquelles il est le plus productif. Grâce à cette spécialisation, chaque pays peut augmenter sa productivité, et donc la quantité de biens et services produits et consommés. Les gains à la spécialisation et à l'échange ont été énoncés au début du 19e siècle par les économistes britanniques Adam Smith « théorie des avantages absolus » et David Ricardo « théorie des avantages comparatifs ». Selon cette dernière théorie, chaque pays a toujours intérêt à se spécialiser et commercer avec le reste du monde. Malgré le côté simpliste de la théorie de Ricardo, les avantages comparatifs sont toujours à la base de la réflexion sur le commerce international et la mondialisation. Si l'ouverture aux échanges est généralement préconisée par la théorie économique, elle est aussi régulièrement critiquée. La mondialisation serait, entre autres, responsable de destruction d'emplois et de ralentissement de la croissance économique dans certains pays. C'est pourquoi le protectionnisme, notamment par les barrières douanières, est le plus souvent la réponse préconisée contre les effets de la mondialisation. C'est le raisonnement qui fut tenu aux États-Unis et dans plusieurs pays dans le monde dans le contexte de la covid-19. Mais, ce protectionnisme peut avoir des conséquences néfastes. *Source : www.lafinancepourtous.com au 25/01/2022 (texte adapté)* ### TRAVAIL À FAIRE : QUESTION DE SYNTHÈSE (3 points) Exploitez les documents du dossier n°3 et vos connaissances acquises : Dans un contexte de crise économique et de pressions inflationnistes au niveau mondial, on assiste à un recul de la mondialisation et à un retour au protectionnisme chez plusieurs pays du monde pour favoriser l'emploi et la croissance économique. Après avoir **présenté** quatre facteurs de l'expansion de la mondialisation, **relevez** deux limites de cette dernière et **montrez** comment le protectionnisme permettrait de surmonter ces limites. *N.B. : évitez l'utilisation des tirets et rédigez votre réponse sous forme de paragraphes structurés avec des transitions ; votre travail doit respecter la forme usuelle d'une synthèse argumentée (introduction, développement et conclusion).*

الحل المقترح والتعليل

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## Corrigé proposé — Économie Générale et Statistiques, Sciences Économiques, session normale 2023 (NS 52) > Corrigé proposé pour la révision. Calculs arrondis à deux chiffres après la virgule, comme demandé. Pour les questions ouvertes, d'autres réponses pertinentes tirées des documents sont acceptables. --- ## DOSSIER 1 : Marchés, politiques conjoncturelles et équilibres macro-économiques Leçons requises : le marché et la formation des prix, les déséquilibres macro-économiques (chômage, inflation), la politique monétaire, la politique budgétaire, l'ajustement linéaire (moindres carrés). ### ANNEXE N°1 | N° | V/F | Justification | |---|---|---| | 1 | **Faux** | En CPP, le producteur maximise son profit quand **prix = coût marginal**. L'égalité CM = Cm correspond au minimum du coût moyen, c'est-à-dire au seuil de rentabilité. | | 2 | **Faux** | La stagflation associe une **inflation élevée** à une stagnation de l'activité (croissance faible et chômage élevé). | | 3 | **Faux** | La désinflation est une **baisse du taux d'inflation** : les prix augmentent, mais moins vite. | | 4 | **Faux** | Pour Keynes, le chômage est involontaire et s'explique par l'**insuffisance de la demande effective**. L'explication par le coût élevé du travail est celle des classiques et néoclassiques. | | 5 | **Faux** | Pour lutter contre l'inflation, la banque centrale **augmente** le taux directeur (politique restrictive). La baisse est une action de relance. | | 6 | **Faux** | L'effet d'éviction désigne la baisse de l'investissement privé due à la hausse des taux d'intérêt, provoquée par le financement du déficit public par l'emprunt. | ### ANNEXE N°2 **a. Caractéristiques du marché mondial du pétrole (une par composante)** | Offre | Demande | Prix | |---|---|---| | Faible et contrôlée : l'OPEP (13 pays, près de 40 % du marché) réduit ses quotas de 2 millions de barils par jour | En hausse : redressement de la demande avec l'amélioration sanitaire et la réouverture des économies | Hausse historique en 2022, exacerbée par le conflit Russie–Ukraine | **b. Atomicité :** la condition n'est **pas vérifiée**. L'offre est dominée par un petit nombre de grands offreurs (les 13 pays de l'OPEP contrôlent près de 40 % du marché) qui influencent le prix par leurs quotas. C'est une structure oligopolistique (cartel). **c. Loi de l'offre et de la demande :** elle est **respectée** en 2022. - La demande augmente (réouverture des économies). - L'offre diminue (faiblesse de l'offre, sanctions contre la Russie, réduction des quotas de l'OPEP). - L'excès de demande fait monter le prix : hausse historique. ### ANNEXE N°3 **a.** | Indicateur | 2022 | |---|---| | Taux de chômage | 11,8 % | | Taux de croissance économique | 1,5 % | | Taux d'inflation | 6,6 % | | Solde du compte des transactions courantes en % du PIB | −3,4 % | **b. Deux facteurs de la détérioration :** - le renchérissement des produits alimentaires, des matières premières et des carburants sur le marché mondial ; - la guerre en Ukraine et la forte sécheresse. (On peut aussi citer le déficit de liquidité bancaire.) **c. Représentation du Maroc sur le carré magique** - **Points à placer :** croissance 1,5 % ; chômage 11,8 % ; inflation 6,6 % ; solde courant −3,4 % du PIB. - **Tracé :** on relie les quatre points pour former le quadrilatère du Maroc. **d. Appréciation** - ⚠️ Lecture approximative du graphique pour la Malaisie : croissance d'environ 5 %, chômage d'environ 4 à 6 %, inflation d'environ 3 %, solde courant excédentaire d'environ 2 % du PIB. - **Comparaison :** le carré du Maroc est **plus petit** que celui de la Malaisie. Sur les quatre indicateurs, le Maroc fait moins bien : - croissance plus faible ; - chômage plus élevé ; - inflation plus forte ; - solde courant déficitaire, contre un excédent pour la Malaisie. - **Conclusion :** la situation conjoncturelle du Maroc en 2022 est moins favorable, avec des déséquilibres plus marqués. ### ANNEXE N°4 **a.** 44,3 % est le **taux d'activité** (population active / population en âge d'activité × 100) en 2022. **b. Calculs** | Élément | Formule | Application | Lecture | |---|---|---|---| | Chômeurs 2021 | $C_{2021} = \dfrac{C_{2022}}{1 + t}$ | $\dfrac{1\,442\,000}{0{,}96}$ | ≈ **1 502 083 chômeurs** en 2021 au Maroc | | Population active 2022 | $PA = \dfrac{\text{Chômeurs}}{\text{Taux de chômage}}$ | $\dfrac{1\,442\,000}{0{,}118}$ | ≈ **12 220 338 actifs** (12,22 millions) | **c.** - **Une caractéristique :** le chômage est élevé et touche surtout les jeunes de 15 à 24 ans (32,7 %), ainsi que les femmes. - **Deux causes :** - la faiblesse des créations d'emplois face à l'essor démographique rapide ; - la pénurie d'emplois de qualité (et le choc de la pandémie). - **Une conséquence individuelle chez les jeunes :** démotivation et inactivité, qui nuisent à leur sentiment d'accomplissement personnel. **d. Explication** - **Le mécanisme :** la relance de la croissance (hausse de la production) nécessite davantage de main-d'œuvre. Les entreprises embauchent, la demande de travail augmente et le chômage recule. - **Le cadre théorique :** c'est le lien croissance–emploi (loi d'Okun) et l'analyse keynésienne : la hausse de la demande effective stimule la production, puis l'emploi. ### ANNEXE N°5 **a.** 6,6 % est le **taux d'inflation** au Maroc en 2022 : les prix à la consommation ont augmenté en moyenne de 6,6 % par rapport à 2021. **b.** - **Un facteur de l'inflation :** la flambée des prix des matières premières, des produits alimentaires et des carburants au niveau mondial. C'est une inflation importée, par les coûts. - **Une contrepartie de la masse monétaire :** les **créances sur l'économie** (crédits à l'économie). Les autres contreparties sont les avoirs extérieurs nets et les créances nettes sur l'administration centrale. **c. Politique monétaire de BAM en 2022** | Action | Objectif intermédiaire | Objectif final | Limite | |---|---|---|---| | Relèvement du taux directeur à 2 % puis 2,5 % | Freiner l'expansion du crédit (et de la masse monétaire) | Lutter contre l'inflation (stabilité des prix) | Risque de ralentir la croissance économique ; inefficace si l'inflation vient de l'offre (importée) | **d. Explication du passage souligné** - **Le mécanisme :** la politique monétaire restrictive (hausse du taux directeur) renchérit le coût de refinancement des banques, qui augmentent leurs taux d'intérêt débiteurs. - **Les effets :** - les crédits accordés aux ménages et aux entreprises, c'est-à-dire les créances sur l'économie, diminuent ; - la consommation et l'investissement baissent ; - la demande intérieure se contracte à court terme, ce qui freine les prix mais aussi l'activité. **e. Droite d'ajustement** (n = 5) - **Pente a :** $$a = \frac{\sum x_iy_i - n\bar{x}\bar{y}}{\sum x_i^2 - n\bar{x}^2} = \frac{21{,}46 - 5 \times 2{,}10 \times 1{,}64}{48{,}61 - 5 \times 2{,}10^2} = \frac{21{,}46 - 17{,}22}{48{,}61 - 22{,}05} = \frac{4{,}24}{26{,}56} = 0{,}15$$ - **Ordonnée à l'origine b :** $$b = \bar{y} - a\bar{x} = 1{,}64 - 0{,}15 \times 2{,}10 = 1{,}64 - 0{,}315 = 1{,}32$$ - **Équation :** $y = 0{,}15x + 1{,}32$ (en retenant deux chiffres après la virgule, comme l'exige la consigne). **f. Interprétation :** la pente est positive mais faible (a ≈ 0,15), donc la relation entre inflation et croissance est **positive et faible**. Selon le modèle, une hausse de 1 point du taux d'inflation s'accompagne d'une hausse d'environ 0,15 point du taux de croissance. ⚠️ Sur la période 2018–2022, cette liaison est peu significative, car les chocs de 2020 et 2022 dominent les données. ### ANNEXE N°6 **a. Calculs pour 2023** | Élément | Formule | Application | Résultat | Lecture | |---|---|---|---|---| | DI | $SBG_{HEA} = SO - DI \Rightarrow DI = SO - SBG_{HEA}$ | $-7{,}4 - (-113{,}4)$ | **106 MMDH** | Les dépenses d'investissement du budget général prévues par la LF 2023 s'élèvent à 106 milliards de DH. | | BRF | $BRF = \lvert SBE_{HEA}\rvert + A - RE$ | $114{,}8 + 78{,}3 - 129$ | **64,1 MMDH** | Après les recettes d'emprunt à moyen et long termes, il reste 64,1 MMDH à financer (endettement à court terme ou autres ressources de trésorerie). | **b. Actions budgétaires de relance** - **Par les recettes :** prorogation de l'exonération de l'IR pour les employés nouvellement recrutés. - **Par les dépenses :** hausse de l'investissement public de 55 MMDH, pour atteindre 300 MMDH. **c.** - **Conception du budget :** la conception **keynésienne** (interventionniste). Elle accepte le déficit budgétaire, dans la logique du « déficit créateur » (effet multiplicateur), pour relancer l'activité. - **Limite éventuelle de la LF 2023 :** elle s'inscrit dans le tracé traditionnel de la prudence budgétaire (objectif de déficit limité à 4,5 % du PIB), ce qui la rend insuffisante pour la relance. Le recours à l'endettement intérieur peut aussi provoquer un effet d'éviction. --- ## DOSSIER 2 : Échanges extérieurs, croissance et développement Leçons requises : la croissance économique et la comptabilité nationale, les échanges extérieurs et la balance des paiements, le sous-développement et les stratégies de développement. ### ANNEXE N°7 1. La moyenne des échanges commerciaux en biens et services par rapport au PIB. 2. De la croissance économique. 3. La libre circulation des biens et des services entre les pays membres de l'OMC. 4. La détérioration des termes de l'échange pour les pays sous-développés. 5. La coexistence de deux secteurs juxtaposés dans une même société, l'un moderne et l'autre traditionnel. 6. La redistribution des terres agricoles pour créer des exploitations de taille moyenne. ### ANNEXE N°8 **a.** En 2021, le PIB du Maroc a augmenté de 7,9 % par rapport à 2020 (taux de croissance économique). **b. Deux facteurs du ralentissement de la demande intérieure :** les pressions inflationnistes et l'incertitude accrue sur l'environnement. **c. Calculs 2021** | Élément | Formule | Application | Résultat | Lecture | |---|---|---|---|---| | FBC | $FBC = DI - DCF$ | $1\,400{,}9 - 1\,002{,}1$ | **398,8 MMDH** | En 2021, l'investissement (formation brute du capital) au Maroc s'élève à 398,8 milliards de DH. | | RTNE | $RTNE = RNBD - PIB$ | $1\,371{,}7 - 1\,284{,}2$ | **87,5 MMDH** | Les revenus et transferts nets reçus de l'extérieur s'élèvent à 87,5 MMDH ; le solde est positif. | | TE | $TE = \dfrac{ENB}{RNBD} \times 100$ | $\dfrac{369{,}6}{1\,371{,}7} \times 100$ | **26,94 %** | En 2021, 26,94 % du revenu national brut disponible est épargné. | **d. Évolution de la demande intérieure** - **Le chiffre :** la demande intérieure a augmenté de 2,3 % en 2022, ce qui reste modéré. - **Les composantes :** - la consommation finale (+3 %) en est le principal moteur ; - l'investissement (FBC) a presque stagné (+0,6 %). - **Les causes :** ce ralentissement s'explique par les pressions inflationnistes (baisse du pouvoir d'achat) et par l'incertitude, qui freine l'investissement. ### ANNEXE N°9 **a. Taux de couverture 2022** $$TC = \frac{X}{M} \times 100 = \frac{426{,}101}{737{,}728} \times 100 \approx 57{,}75\%$$ **Lecture :** en 2022, les exportations du Maroc couvrent 57,75 % de ses importations. **b. Un facteur de l'aggravation du déficit :** le renchérissement des importations, dû à la flambée des prix des carburants, des céréales et des matières premières. **c.** | Balance commerciale | Revenu secondaire | Compte financier | |---|---|---| | Exportations (426,101 MMDH) ou importations | Transferts des MRE (109,55 MMDH) | Investissements directs étrangers (38,44 MMDH) | **d.** C'est la stratégie d'**industrialisation par substitution aux importations** (ISI). ### ANNEXE N°10 **a.** - **Indicateur économique :** une faible croissance (3,9 %) et une faible part du PIB africain dans le PIB mondial (4,7 %). On peut aussi citer l'endettement extérieur. - **Indicateur non économique :** la faim (250,3 millions de personnes, près d'un cinquième de la population) ou l'extrême pauvreté (29 millions de personnes supplémentaires). **b.** | Théorie | Justification | Auteur | |---|---|---| | L'échange inégal (ou la détérioration des termes de l'échange) | Près des deux tiers des pays africains sont importateurs de produits alimentaires de base, ce qui crée une dépendance et un endettement extérieur | Arghiri Emmanuel (Prebisch–Singer pour les termes de l'échange) | (On peut aussi retenir la théorie du retard historique de W. W. Rostow, avec une justification adaptée.) **c. Croissance et développement humain** - **Le principe :** la croissance économique augmente la richesse produite et les revenus. - **Les canaux :** - plus de croissance permet de créer des emplois de qualité, d'augmenter le revenu par habitant et de faire reculer la pauvreté ; - elle accroît aussi les recettes publiques, ce qui permet de financer l'éducation, la santé et la sécurité alimentaire. - **La conséquence :** les trois composantes de l'IDH (revenu, santé, éducation) s'améliorent. - **La condition :** cette croissance doit être inclusive et s'accompagner d'une transformation productive. --- ## DOSSIER 3 : Synthèse (proposition rédigée) **Introduction** La mondialisation désigne l'intégration croissante des économies nationales dans un marché mondial, par les échanges de biens et services, les flux de capitaux et l'internationalisation de la production. Après une phase d'« hyper mondialisation », on observe depuis 2008, et plus encore avec la crise sanitaire et les tensions inflationnistes, un ralentissement de ce processus et un retour du protectionnisme dans plusieurs pays. Il convient donc de présenter d'abord les facteurs qui ont favorisé l'expansion de la mondialisation, puis d'en relever les limites, avant de montrer comment le protectionnisme permettrait de les surmonter. **Développement** L'expansion de la mondialisation s'explique d'abord par le rôle essentiel des firmes multinationales, qui ont développé le commerce mondial et les investissements directs étrangers en organisant leur production à l'échelle internationale. Ensuite, la révolution des technologies de l'information et de la communication ainsi que les progrès dans le secteur des transports ont réduit les distances et les coûts. De plus, le processus de libéralisation du commerce multilatéral, couronné par la création de l'OMC en 1995, et la multiplication des accords commerciaux régionaux ont fortement réduit les coûts des échanges. Enfin, la disponibilité de grandes réserves de main-d'œuvre à bas salaire a encouragé la délocalisation de la production. Ce mouvement s'appuie théoriquement sur les avantages absolus d'Adam Smith et les avantages comparatifs de David Ricardo, selon lesquels chaque pays gagne à se spécialiser et à échanger. Cependant, la mondialisation présente des limites. D'une part, elle est jugée responsable de destructions d'emplois dans certains pays, du fait de la concurrence des pays à bas salaire et des délocalisations. D'autre part, elle peut entraîner un ralentissement de la croissance économique et une forte dépendance vis-à-vis de l'extérieur. La crise sanitaire l'a bien montré avec les ruptures d'approvisionnement, notamment dans les secteurs stratégiques et high-tech. C'est pourquoi le protectionnisme apparaît comme une réponse à ces limites. En effet, les barrières douanières (droits de douane, quotas, normes) renchérissent les produits importés et protègent les producteurs nationaux de la concurrence étrangère, ce qui préserve et crée des emplois locaux. Par ailleurs, en favorisant la production nationale, et notamment les industries naissantes selon l'argument de Friedrich List, le protectionnisme stimule la demande adressée aux entreprises nationales, soutient la croissance et renforce l'indépendance économique, comme l'ont fait les États-Unis et la Chine. Toutefois, ce protectionnisme peut avoir des conséquences néfastes, telles que des mesures de rétorsion, la hausse des prix pour les consommateurs et la baisse de la compétitivité. **Conclusion** En définitive, si la mondialisation a été portée par les multinationales, les progrès technologiques et la libéralisation des échanges, elle a aussi engendré des pertes d'emplois et une dépendance excessive. Le protectionnisme permet d'en corriger certains effets en protégeant l'emploi et en soutenant la croissance nationale. Il doit cependant rester ciblé et temporaire, au risque de freiner le commerce mondial. Le défi est donc de trouver un équilibre entre ouverture et protection, une forme de « protectionnisme éducateur » ou de régulation des échanges. --- > **Avertissement :** corrigé proposé pour la révision, ce n'est pas un corrigé officiel. Vérifiez avec les leçons citées et les éléments de réponse officiels du Centre National de l'Évaluation et des Examens.

الدروس اللازمة للإجابة والمراجع للتحقق

الدروس المقررة التي يجب مراجعتها للإجابة

  • Le marché et la formation des prix (CPP, oligopole)
  • Les déséquilibres macro-économiques : chômage et inflation ; carré magique de Kaldor
  • La politique monétaire (taux directeur, masse monétaire et contreparties)
  • La politique budgétaire et la loi de finances
  • Statistiques : ajustement linéaire par la méthode des moindres carrés
  • Croissance économique et agrégats de la comptabilité nationale
  • Échanges extérieurs et balance des paiements
  • Sous-développement et stratégies de développement
  • Mondialisation et protectionnisme ; théories du commerce international

المفاهيم والقوانين الأساسية

  • Taux de chômage = chômeurs / population active ; taux d'activité = actifs / population en âge d'activité
  • $a = \frac{\sum x_iy_i - n\bar{x}\bar{y}}{\sum x_i^2 - n\bar{x}^2}$ et $b = \bar{y} - a\bar{x}$
  • $SBG_{HEA} = SO - DI$ ; BRF = déficit + amortissement de la DPMLT − recettes d'emprunt
  • FBC = DI − DCF ; RNBD = PIB + RTNE ; TE = ENB / RNBD × 100
  • Taux de couverture = X / M × 100 ; taux d'ouverture = ((X + M)/2) / PIB × 100
  • Avantages absolus (Smith), comparatifs (Ricardo), protectionnisme éducateur (List)

المراجع الرسمية للتحقق من الحل

  • Cadre de référence de l'examen national du baccalauréat - Économie Générale et Statistiques - Ministère de l'Éducation Nationale
  • Manuels scolaires officiels d'Économie Générale et Statistiques 2ème année Bac Sciences Économiques
  • Haut-Commissariat au Plan (www.hcp.ma) et Bank Al-Maghrib (www.bkam.ma) pour les données
  • Sujet officiel NS 52 (session normale 2023) - Centre National de l'Évaluation et des Examens

مصادر رسمية: men.gov.ma • enssup.gov.ma • emploi-public.ma

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